Fiche récapitulative — quand l'utiliser et quand l'éviter.
arc-en-ciel, chef-d'œuvre, après-midi, garde-fou, porte-monnaie
Tous les nombres composés depuis la réforme de 1990 :
vingt-trois, quatre-vingt-dix-neuf, deux-cent-quarante-trois
Vient-il ? Que fait-elle ?
Avec -t- euphonique si le verbe finit par une voyelle : Aime-t-il, va-t-on
Donne-moi, dis-leur, lève-toi, allez-vous-en
Devant une majuscule ou une voyelle difficile :
anti-IVG, extra-utérin, néo-libéral
Mais sans tiret dans les cas courants : antiraciste, préretraite, surnaturel
ce livre-ci, cet homme-là, là-haut, là-dedans
peut-être, c'est-à-dire, vis-à-vis, au-dessus, au-delà
Jean-Pierre, Marie-Claire, Saint-Malo, Aix-en-Provence
les trois-quarts, les deux-tiers
Mais : un tiers, un quart (fractions simples, sans tiret)
bleu-vert, rouge-orangé
Mais : bleu marine, vert clair (une seule couleur + nuance, sans tiret)
elle-même, lui-même, eux-mêmes
Tous les composés : vingt-trois, quatre-vingt-dix, deux-cent-quarante-trois
Ordinaux : le vingt-troisième, le quatre-vingt-dixième
Million et milliard (ce sont des noms) : deux millions trois cent mille
Avec et : vingt et un, soixante et onze
Le trait d'union marque une fusion forte et figée entre deux éléments. Si les mots restent libres ou simplement juxtaposés, on les laisse sans tiret. Le réflexe d'en mettre partout vient souvent de l'influence de l'anglais, qui en use beaucoup plus largement.